Que l'on soit pédiatre ou généraliste, l’accueil d'enfants suspects de "dys" n'est pas chose aisée. Le temps imparti en consultation libérale ou hospitalière, la complexité de la problématique dys, l'importance des enjeux scolaires et/ou personnels et familiaux... tout cela entre en ligne de compte.
Cet article n'a pas la prétention d'être exhaustif ! Il se contente de proposer au praticien non expert - comme au débutant dans une structure experte - un cadre d'investigation qui tienne compte à la fois des CRITERES de DYS (qui doivent toujours être vérifiés) et des difficultés scolaires alléguées. Dans un contexte "probable de dys", c'est toujours le point de départ de la réflexion médicale, permettant d'éliminer un diagnostic différentiel de "dys".
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Tout comme le cardiologue a besoin d’un stéthoscope ou le neurologue d’un marteau à réflexe, celui qui cherche à comprendre comment fonctionne ou dysfonctionne l’enfant sur le plan cognitif (intellectuel) a besoin d’outils spécifiques à sa pratique, ce sont les tests.
- Ces derniers sont très nombreux, explorant des domaines différents et des aspects variés des fonctions intellectuelles et des apprentissages scolaires ;
- C’est pourquoi le bilan neuropsychologique est une sorte de « boite à outils » au sein de laquelle le professionnel doit choisir ceux qui seront pertinents pour cet enfant-là ;
- Les tests sont donc organisés en un bilan pertinent et individualisé, tenant compte du contexte, du comportement de l’enfant et de la plainte scolaire ; ils représentent la pierre angulaire de cette évaluation globale et factorielle, s’appuyant sur la neuropsychologie et les neuro-sciences cognitives.
- Le bilan neuropsychologique donne lieu à une analyse quantifiée (les notes standards) et une analyse qualitative, dont la synthèse débouche 1- sur le « diagnostic neuropsychologique » et 2- sur des préconisations thérapeutiques.
Suite dans l'article de 11 pages mis à disposition avec l'aimable autorisation du Dr Michèle Mazeau




