Pass pour l’emploi est le forum emploi de référence en Ile-de-de-France pour les personnes en situation de Handicap qui aura lieu le 21 mars 2013
La rencontre entre les entreprises et les pouvoirs publics sur l’insertion des personnes handicapées : que cela va-t-il changer au niveau législatif ?
Handi2day, 1er salon de recrutement mobile et en ligne dédié aux personnes en situation de handicap, qui aura lieu du 8 au 12 avril 2013
La SNCF met en place un dispositif de formation en alternance accessible à toutes les personnes en situation de handicap, sans limite d’âge et quel que soit leur profil. Pendant 2 ans, la SNCF vous apprendra le métier de commercial en gare. À l’issue de cette formation (niveau Bac), la SNCF vous proposera un emploi en CDI.
Un article de Handicap.fr rappelle que les jeunes (16-25 ans) en situation de handicap peuvent postuler pour le Service Civique dont l'indemnité est cumulable avec l'AAH.
L'article sur handicap.fr
L’association Tremplin – Etudes, Handicap, Entreprises, organise les 4èmes « Rencontres Tremplin Recrutements » le 22 octobre prochain à Paris, affichant ainsi de nouveau son leitmotiv : l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la vie professionnelle.
L’objectif de cette journée est d’offrir à ces jeunes, l’occasion de rencontrer 35 entreprises partenaires pour trouver leur 1er emploi.
Info pratique : pour ne pas pénaliser financièrement les étudiants qui viendront de province, leurs frais de déplacement SNCF seront pris en charge par Tremplin sur la base d’un aller-retour en train 2ème classe.
www.tremplin-handicap.fr
Dans un rapport intitulé « Loi handicap : des avancées réelles, une application encore insuffisante » rendu public le 6 juillet, la commission sénatoriale pour le contrôle de l’application des lois propose des pistes pour améliorer le taux d’emploi des personnes handicapées.
Elle recommande de relever le niveau de qualification des personnes handicapées et de leur permettre d’accéder réellement à la formation professionnelle.
« Confrontée à l’épreuve du terrain, la mise en application d’une loi [en l’occurrence, la loi handicap de 2005] aussi ambitieuse se traduit inévitablement par des retards et des inerties, si bien qu’au final, le bilan reste en deçà des espoirs initialement soulevés », ont estimé les sénatrices Claire-Lise Campion (PS) et Isabelle Debré (UMP), dans un rapport sénatorial intitulé « Loi handicap : des avancées réelles, une application encore insuffisante », rendu public le 6 juillet. Les employeurs privés n’emploient que 2,7 % de travailleurs handicapés et le secteur public 4,2 %, alors que la loi les oblige à employer 6 %, relève le rapport. Le taux d’emploi global des personnes handicapées demeure nettement inférieur à celui de l’ensemble de la population active – 35 % contre 65 % – et le taux de chômage est le double - 20 % contre 10 %.
Pour remédier à cette situation, les rapporteurs proposent plusieurs pistes pour notamment permettre aux personnes handicapées d’accéder à la formation professionnelle. Des recommandations sont également formulées concernant la compensation du handicap (v. encadré).
Relever le niveau de qualification
Le principal obstacle à l’accès et au maintien dans l’emploi des personnes handicapées est leur faible niveau de qualification : 83 % d’entre elles ont aujourd’hui une qualification égale ou inférieure au CAP et au BEP.
Pour les auteurs du rapport, il est indispensable de relever le niveau de qualification des personnes handicapées, en agissant prioritairement en direction des jeunes. Ceux-ci devraient bénéficier d’actions de sensibilisation et d’information sur les parcours d’études possibles et être encouragés à mener des études supérieures. Par ailleurs, afin qu’ils puissent anticiper les besoins à venir des employeurs, les sénatrices souhaitent créer une dynamique entre ces jeunes et les entreprises pour permettre une meilleure adéquation de l’offre et la demande.
Faciliter l’accès à la formation
Gage d’employabilité et d’autonomie pour les personnes handicapées, la formation professionnelle doit faire l’objet d’efforts redoublés de la part des pouvoirs publics. Pôle emploi, Cap emploi, les Direccte, etc., tous les acteurs de la politique d’insertion professionnelle des personnes handicapées devraient mettre en place des outils communs de suivi des parcours professionnels. À titre d’exemple, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Aisne a mis en place un livret de parcours professionnel composé de plusieurs rubriques (identité, formation, accès à l’emploi, etc.) pour chaque personne handicapée. Ce livret offre une meilleure lisibilité des différentes étapes du parcours d’insertion professionnelle et oblige les différents acteurs à collaborer.
Par ailleurs, pour éviter l’éclatement institutionnel de la politique de formation des personnes handicapées, les rapporteurs recommandent d’accélérer la mise en œuvre d’une politique de formation concertée au niveau régional. Du transport pour accéder au centre de formation au contenu des formations dispensées (rythme d’apprentissage et méthodes pédagogiques adaptés), l’ensemble de la chaîne de formation doit être accessible, soulignent les sénatrices.
Le rôle central des entreprises
Pour rendre effective l’obligation d’accessibilité des lieux de travail posée par la loi de 2005, les auteurs du rapport demandent la publication, dans les plus brefs délais, de l’arrêté relatif aux modalités techniques assurant l’accessibilité des lieux de travail neufs. La parution de ce texte avait été annoncée pour avril 2010. Par ailleurs, les sénatrices encouragent les entreprises à mettre en œuvre des actions positives comme l’aménagement des postes de travail (aides techniques, réorganisation des tâches et des rythmes de travail, nouvelle conception des espaces de travail, etc. ). Les employeurs sont également invités à faire de la prévention des licenciements pour inaptitude un axe fort de la politique de maintien dans l’emploi des personnes handicapées.
Enfin, un bilan des accords « exonératoires » devrait être réalisé pour améliorer leur qualité. Rappelons que ces accords de branche, d’entreprise ou d’établissement qui fixent des objectifs en termes de recrutement des personnes handicapées et de maintien dans l’emploi, permettent aux entreprises d’être exonérées de la contribution Agefiph dès lors qu’ils sont agréés par la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). Or, les sénatrices constatent que ces accords sont de qualité très disparate.
www.wk-rh.fr/actualites/upload/rapport-senat-handicap-2012.pdf
Liaisons Sociales Quotidien, 11/07/2012




