Cette pathologie, n’étant pas visible de l’extérieur, mais les conséquences de celle-ci étant bien présentes, je me suis trouvée dans une situation de rejet permanent de la part des élèves mais aussi et surtout de la part des professeurs incapables de voir et de détecter que quelque chose n’allait pas ; cependant je tiens à saluer l’effort de certains d’entre eux.
A partir de juin 2008, je quittais le milieu scolaire après avoir passé un bac pro service en milieu rural. Que je n’ai pas eu la chance d’obtenir.
Je suis reconnue dyspraxique depuis le mois de février 2009.
En effet, suite à mes cinq échecs au permis de conduire en 2008, nous avons, ma mère et moi, entamer une procédure afin de commencer une Thérapie par le Cheval (T.A.C).
La thérapie avec le cheval (TAC) en quelques mots
Cette thérapie spécifique utilise le cheval comme médiateur corporel entre la personne et son accompagnant thérapeutique. Elle constitue une ouverture supplémentaire venant s'ajouter à l'ensemble des possibilités du parcours de soins.
Son but essentiel est d'améliorer et de conserver des acquis sur le plan physique et moteur, relationnel, affectif et psychique. La restauration de la sécurité affective chez l'enfant est l'objectif premier. En ce sens la thérapie avec le cheval (T. A .C) ne vise pas la performance mais cherche à faire émerger des compétences et des habilités enfouies par divers blocages.
La démarche est de permettre à l'individu concerné d'aller vers un gain d'autonomie afin d'améliorer de façon tangible son quotidien. Ainsi, il pourra avoir accès à une meilleure compréhension de son monde intérieur et expérimenter plus avant sa relation à l'Autre.
Fin 2008 : dès le départ, nous avons discuté, découvert les chevaux, je suis monté sur l’un d’entre eux et Nathalie à découvert que j’avais de l’équilibre alors, qu’en temps normal, je n’en avais pas.
Ensuite, après plusieurs discussions, cette femme nous a expliqué que son enfant rencontrait les mêmes symptômes, elle nous a conseillé de nous diriger vers les personnes par lesquelles il était suivi.
Février 2009 : ces derniers, Ophtalmo-orthoptiste et podologue, m’ont analysé et suspectent une dyspraxie visuo-spatiale.
Courant 2009, je passe mon CAP petite enfance en candidat libre que j’obtiens non sans difficultés.
Le coté pratique était le plus difficile par exemple la cuisine
- Problème de lenteur
- peu de sensibilité dans les mains
- Maladroite dans mes gestes
Eté 2009, une rencontre est organisée avec le Neuropsychiatre avec une multitude de tests qui confirme la dyspraxie visuo-spatiale.
Juste après ces rendez-vous, nous montons ma famille et moi un dossier MDPH afin que je puisse avoir mes droits en temps que personne reconnu Travailleur Handicapé.
Courant 2010 :
Je passe de la Mission locale à CAP Emploi suite à ma reconnaissance M.D.P.H.
Ensuite j’ai pu avoir accès à un organisme du nom de C.A.T.T.P.
Le C.A.T.T.P. (Centre d’Accueil Thérapeutique à Temps Partiel)
C’est un centre de diagnostic et de soins, pouvant accueillir les enfants et leurs parents pour des séquences de plusieurs heures, une à plusieurs fois par semaines. Les interventions y sont plus intensives qu’au C.M.P.
Octobre 2010 : deuxième auto-école, je reprends les cours de code, aussi, je passe le concours d’ATSEM que je n’ai pas eu. Pour ce concours, un tiers temps m’a été accordé.
Mars 2011 : suite à trois essais dans une période de trois mois je décroche mon code
Février 2011 : un Bilan de compétence est mis en place avec deux résultats :
- Comptabilité
- Agent de Propreté et d’Hygiène
Suite au bilan de compétence, je passe les tests psychotechniques à l’AFPA, test que je n’ai pas eu.
Après une discussion avec la personne m’ayant fait passer les tests, au sujet du handicap celle-ci m’a parlé de sa propre expérience au contact de ces personnes et m’a parlé du site de FAGERPH, site qui relie tous les CRP (Centre de Rééducation Professionnelle). La MDPH me donnera son accord en avril 2011.
Au mois de mai 2011, je fais ma première visite au CRP, au cours de ce même mois je passe à une autre auto-école mais cette fois en boite automatique et le 21 juin j’obtiens mon permis de conduire.
Fin septembre j’arrête le CATTP.
Enfin le 4 octobre, je fais ma rentrée au CRP où ma formation sera adaptée au Handicap.
Au cours de ma formation, je me suis fais mes premier amis avec qui j’ai fait mes premières soirées. J’entretiens avec ces derniers des relations proches.
J’ai réussi à avoir mon premier ECF pour lequel j’ai eu le droit à un tiers temps.
A l’heure d’aujourd’hui, je suis en couple, de nombreuses portes se sont ouvertes et à la suite de la formation, il est prévu que je m’installe avec mon compagnon que je trouve un travail et une voiture.
Une nouvelle vie commence…
Je suis âgée de 36 ans et je viens à nouveau , après de longues années de recherche, d’être diagnostiquée dyspraxique. Actuellement, je poursuis des études en Master 2 en sciences de l’éducation, après voir repris mes études en 2010.
Je ne suis pas devenue tout d’un coup dyspraxique et je le suis en fait depuis ma plus tendre enfance. Je vous compte mon témoignage afin d’aider parents, enfants, adolescents ou adultes connaissant des troubles neurologiques à savoir les DYS.




