Les autres troubles dys

Les autres troubles dys

(ne relevant par conséquent ni de la déficience intellectuelle, ni du spectre autistique)

Les autres troubles dys (ne relevant par conséquent ni de la déficience intellectuelle, ni du spectre autistique), voir le site de la FFDys.

Dyslexie

Trouble durable de l’acquisition et de l’utilisation du langage écrit. Dysorthographie, confusion des sons. Dysgraphie fréquente. Mauvais, voire non lecteur. Réalisations écrites inférieures à l’âge et aux compétences de l’enfant. Troubles neurovisuels parfois associés (plus d’informations sur www.ffdys.com).

Dysphasie

La dysphasie peut se présenter sous des formes diverses : paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, expressions par mots isolés, discours plus ou moins construit, manque du mot, compréhension partielle du langage oral…

Les difficultés observées portent sur des aspects complexes : soit de la réception c’est-à-dire de la compréhension du langage, soit de la programmation des sons de la langue puis de leur production, soit sur la disponibilité des mots ou encore sur leur agencement syntaxique au sein de la phrase. Ces domaines du langage peuvent être déficitaires ou préservés indépendamment les uns des autres. C’est pourquoi les enfants doivent faire l’objet d’un diagnostic précis permettant de poser les indications thérapeutiques (plus d’informations sur www.dysphasie.org).

TDAH (Trouble du déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité)

Les enfants présentant un TDAH avec hyperactivité sont des enfants agités autant à l’école qu’au domicile, ils sont souvent bruyants, tripotent des objets, sont incapables d’attendre leur tour, oublient et perdent leurs affaires… Ceux qui souffrent d’un TDAH sans hyperactivité passeront souvent inaperçus, mais totalement « débranchés » ils auront beaucoup de mal à entrer dans les apprentissages sans être rappelés à la tâche régulièrement (plus d’informations sur www.tdah-france.fr).

Dyscalculie

Les activités de comptage et de dénombrement peuvent se révéler très complexes car ces tâches requièrent la coordination du geste de pointage (manuel ou oculaire) avec chaque élément de la série, sachant qu’aucun élément de la série ne doit être oublié ou compté une fois de trop.
L’enfant constate que le résultat du comptage est aussi imprévisible que fluctuant, et qu’il peut trouver plusieurs résultats pour une même collection. Le nombre est donc approché d’une manière anarchique et déstructurante par l’enfant.
En outre, l’acquisition des principes de la numération écrite va poser problème avec l’écriture des nombres car cette activité requiert des compétences spatiales : l’enfant doit repérer quel est l’emplacement de chaque chiffre dans le nombre pour pouvoir l’écrire. Ainsi, par exemple, certaines inversions sont possibles comme 12 retranscrit « 21». Il en va de même avec les symboles mathématiques car certains enfants ne distingueront pas × et + ; < et > ; etc…

Ces troubles sont rarement isolés et plusieurs s’associent souvent chez un même sujet. 8 à 10 % des personnes seraient touchées par un trouble Dys. Ces estimations sont soupçonnées d’être inférieures à la réalité, les repérages et diagnostics relevant encore d’un parcours du combattant.