Dyspraxie et répercussions psychologiques

Le facteur psychologique n’est jamais une cause de la dyspraxie, cependant, la dyspraxie peut avoir des conséquences au niveau psychologique. Parfois, un soutien par un professionnel compétent et connaissant le trouble peut s’avérer nécessaire.

Estime de soi

Il est important d’être vigilant quant à la façon dont l’enfant ou le jeune dyspraxique vit ses difficultés.  Il faut encourager l’enfant ou le jeune lors de ses progrès, être attentif à son mal-être éventuel, éviter certaines phrases du type « quand tu veux, tu peux ! », puisque la dyspraxie ne découle en aucune façon de la mauvaise volonté. Il faut surtout mettre en valeur ses points forts ! La non compréhension des troubles peut être très mal vécue, voire entrainer un état dépressif dans certains cas.

Maturité

Il n’est pas rare que les enfants et jeunes dyspraxiques soient moins matures que leurs pairs, ou donnent cette apparence. Cependant les expériences vécues et la motivation dont ils doivent faire preuve pour s’en sortir démontre souvent une force de caractère qui deviendra un atout. Il faut donc trouver un juste milieu entre le fait de laisser la maturité s’installer naturellement et la stimulation.

Relation avec les autres

Les enfants et jeunes dyspraxiques ont parfois du mal  à rentrer en relation avec les autres. Ces difficultés n’ont rien à voir avec l’autisme, pour autant certains ont du mal avec les codes sociaux. Pour d’autres, le fait de mal contrôler ses gestes et son espace, de mal s’exprimer en raison de troubles oro-faciaux, de ne pas avoir confiance en soi, de se sentir incompris, peut freiner les relations avec les autres.

La fratrie

Etre frère ou sœur d’un enfant « différent, handicapé » n’’est jamais chose aisée et cette problématique est vécue de façon particulière par chacun, quel que soit le handicap. En règle générale, il est conseillé aux parents de consacrer du temps à l’enfant qui n’a pas de trouble Dys car l’enfant dyspraxique en l’occurrence nécessite beaucoup d’investissement de la part des parents (aide accrue au moment des devoirs, accompagnement aux rééducations, aide prolongée dans la vie quotidienne…). Ce sentiment de délaissement peut être vécu difficilement par l’enfant non dyspraxique.

Il est également important d’expliquer la dyspraxie. Le livre Le secret d’Alexis (lien) est un moyen d’aborder le sujet avec les frères et sœurs. Faire des mises en situation (par ex : faire écrire avec la main non dominante) en est une autre.

Le regard des parents

En tant que parent, il convient donc d’être attentif à son enfant, tout en le considérant comme un enfant, un adolescent ou un jeune adulte à part entière avant de le considérer comme un « dyspraxique ». Il est par conséquent important de trouver le juste milieu entre une stigmatisation à outrance et la minimisation du trouble qui, chacune à son niveau, peut être mal vécue par le jeune.

Ce que fait DFD

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