DFD signe une convention avec le Délégué Interministériel à la Sécurité Routière

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Le jeudi 16 mai, les présidents des associations membres de la Fédération Française des Dys et ayant un rayonnement national (AAD-dysphasie ; APEDA-dyslexie ; DFD-dyspraxie) ainsi que le président de la FFDys ont signé une convention avec Frédéric Péchenard, Délégué Interministériel à la Sécurité Routière.

Une convention, pour qui ?

Le mode de passation actuel de l‘épreuve théorique générale du permis de conduire (« le code de la route ») copié sur le modèle d’un questionnaire à choix multiple pose des difficultés aux personnes atteintes de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit et/ou de troubles de l’acquisition de la coordination.

En effet, ces personnes d’intelligence normale peuvent échouer à l’épreuve du code de la route, non du fait de leur incapacité à comprendre celui-ci, mais du fait du mode choisi pour évaluer leurs connaissances.

Une convention, pour quoi ?

Dans le but de permettre des aménagements aux épreuves du code de la route, pour les personnes reconnues porteuses d’une dyslexie et/ou d’une dysphasie et/ou d’une dyspraxie,

Que dit cette convention ?

Elle précise les aménagements spécifiques, ainsi que les conditions d’accès à ces aménagements pour les personnes porteuses d’une dyslexie et/ou d’une dysphasie et/ou d’une dyspraxie.

Elle reconnait une expertise à la FFDys, AAD-France, APEDA-France, et Dyspraxie France Dys en matière de conseil auprès de la délégation à la sécurité et à la circulation routières en ce qui concerne le handicap lié à une dyslexie et/ou une dysphasie et/ou une dyspraxie.

La convention s’appuie sur les possibilités d’aménagements aux épreuves d’examens aux diplômes de l’Éducation Nationale pour les candidats en situation de handicap, bulletin officiel (B.O.) n° 2 du 12 janvier 2012 (circulaire n° 2011-220 du 27 décembre 2011) et la reconnaissance de la dyslexie, de la dysphasie et de la dyspraxie comme handicap cognitif spécifique.

Quelles conditions pour bénéficier de la convention ?

La personne doit :

– Soit avoir une RQTH (reconnaissance de qualité de travailleur handicapé) ou une reconnaissance de handicap auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et un diagnostic de dyslexie, de dysphasie et/ou de dyspraxie ;

– Soit avoir bénéficié d’aménagements (tiers-temps, secrétaire…) aux épreuves nationales de l’Education Nationale au titre des troubles du langage oral et/ou écrit, de l’apprentissage du langage écrit et/ou des troubles de l’acquisition de la coordination ;

– Soit être en mesure de fournir un certificat médical délivré depuis moins de six mois, attestant d’un trouble spécifique du langage et/ou de troubles de l’acquisition de la coordination, requérant un aménagement des conditions de passation de l’épreuve théorique générale de l’examen du permis de conduire.

Quels seront les aménagements possibles ?

Les intéressés sont admis à passer l’épreuve théorique générale lors des sessions prévues pour les personnes sourdes ou malentendantes dans un délai maximal de trois mois suivant l’enregistrement de la demande d’inscription à l’examen du permis de conduire auprès des services préfectoraux.

Les intéressés bénéficient :

– d’un temps plus long pour l’examen des diapositives ;

– si nécessaire, d’une relecture à haute voix par un inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière.

Et aussi…

Cette convention sera opposable en cas de non-respect.

DFD, comme ses partenaires associatifs, aura la possibilité d’organiser des stages de préformation au code de la route (pas à l’ordre du jour immédiatement pour DFD mais AAD le fait déjà) et sera sollicitée par la Sécurité Routière en cas de modification du Code de la route.

Un bilan annuel sera établi entre les associations signataires et la Sécurité Routière.

“Photos F.Cepas / Sécurité Routière” :

 de gauche à droite : Sophie Fegueux (conseillère technique santé à la DSCR), Isabelle Pichard (assistante de Philippe Streiff, conseiller handicap à la DSCR), Nathalie Groh (présidente AAD), Fabienne Hochwelcker (présidente APEDA), Diane Cabouat (vice-présidente DFD et FFDys), Vincent Lochmann (président FFDys), Vincent Marron (président DFD), Frédéric Péchenard (délégué interministériel)