Les journées handi-citoyennes au Département : différent… comme tout le monde – GoMet’

Du 14 au 18 novembre 2016, près de 800 collégiens de 5e ont défilé dans le « bateau bleu » du Département des Bouches-du-Rhône pour participer à des ateliers inhabituels, à l’occasion des journées handi-citoyennes.

Rendez-vous dans l’hémicycle de conseil départemental, vendredi 18 novembre, pour l’ultime journée handi-citoyenne. C’est Paul-Éric Laurès, entouré de jeunes et adultes comme lui en fauteuil roulant, qui prend le micro et explique aux collégiens le pourquoi de leur venue : « Vous êtes venus vivre des situations de handicap pour comprendre ce que c’est et ainsi apprendre à vous adapter à l’autre afin de pouvoir communiquer avec lui. (…) Méfiez-vous des a priori ! Pour nous qui sommes en fauteuil roulant, notre handicap est visible mais nous ne sommes que 5% de la population handicapée. Le handicap peut être moteur, sensoriel ou mental et selon, ne se voit pas ».

Paul-Éric Laurès est membre de l’association Différent…comme tout le monde. Basée à Montpellier et parrainée par le préfet Jean-Christophe Parisot de Bayard, également initiateur du projet et présent à la tribune, celle-ci organise depuis trois ans les journées handi-citoyennes sur toute la rive méditerranéenne, de Cannes à Perpignan. Le Département des Bouches-du-Rhône y est associé pour la deuxième année et avec lui, les collèges et collégiens des Bouches-du-Rhône car, comme le souligne Sandra Dalbin, conseillère départementale, déléguée aux personnes handicapées : « À vous les jeunes d’expliquer aux aînés qu’il ne faut pas avoir de préjugés. Parler avec ces personnes, ne les mettez pas de côté, elles peuvent vous apporter beaucoup de choses. » Et Valérie Guarino, conseillère départementale, déléguée à l’Éducation de renchérir : « Il est bon de rappeler toutes les valeurs que nous partageons, de montrer le handicap de façon positive et d’expliquer les différences (…) Ce sont des rencontres comme celles-ci qui nous poussent à être meilleur. »Enfin, Thierry Dalmasso, inspecteur académique et directeur-adjoint des services de l’Éducation nationale, représentant le recteur de l’Académie d’Aix-Marseille, rappelle l’engagement du rectorat pour le confort de tous dans la scolarité et précise que « l’illettrisme est également un handicap invisible et la différence nécessite un apprentissage, un accompagnement. 1 000 assistantes de vie scolaire pour ces élèves ont été recrutées à la rentrée 2016. »

Des parcours ludiques et pédagogiques pour comprendre

Du découpage à l'atelier DYS

Du découpage à l’atelier DYS

Venus d’Aix-en-Provence, d’Arles, d’Aubagne et de Marseille, les collégiens explorent par petits groupes, différents ateliers pour comprendre ce que vit une personne en situation de handicap. Ainsi, ils s’initient à la manipulation d’un fauteuil roulant et apprennent quelques astuces pour passer une marche ou un sol de graviers, dévoilées par l’animateur Alain Moire venu spécialement du Mans. Munis de gants et de lunettes obstruées, à l’atelier des DYS, il est question de découpage, de manipulation ou de recopiage d’un texte avec de mauvaises césures. « Ce trouble neurologique n’est pas une maladie mais affecte la planification et l’automatisation des gestes et cela provoque un handicap, commente Luce Nocera, responsable régionale de l’association Dyspraxie France Dys. Ils ne savent plus, par exemple, où il faut commencer sur une feuille, ils ne peuvent pas reproduire une figure géométrique.» Et une collégienne qui vient de finir son atelier de s’exclamer : « C’était dur ! ». « Il est dommage que les enseignants ne soient pas plus formés pour repérer les troubles DYS, poursuit Luce Nocera, car pour la dyspraxie (trouble du geste) et la dysphasie (trouble du langage oral), on peut s’en apercevoir dès la maternelle. »
Un peu plus loin, ….

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